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Schéma de COhérence Territoriale
du Pays Risle-Charentonne
 
 
L'Etat Initial de l'Environnement
 
6- Les risques naturels et technologiques 

 

 

 

Évalués à l’échelle du territoire, les risques naturels et technologiques ne présentent pas de contraintes relativement forte en raison soit de leur occurrence faible ou très imprévisible (transport de matière dangereuse par exemple) soit de leur caractère très localisé ou dont les problématiques demandent une gestion à petite échelle (risque d’effondrement lié à la présence de marnière, risque industriel). 

Les principaux risques naturels et technologiques du Pays Risle-Charentonne sont les suivants :

 Les risques inondations sont attachés aux principaux cours d’eau du Pays Risle- Charentonne. S’ils mobilisent des surfaces restreintes à l’échelle du territoire, les risques impliquant des enjeux ou des phénomènes les plus importants sont localisés aux communes de Rugles, la Vieille-Lyre, Beaumont-le-Roger, Brionne et Bernay (communes prioritaires) qui sont également pour partie les pôles urbains majeurs du Pays. Des mesures sont prises comme l’approbation pour 2 des 5 communes prioritaires de plans de prévention des risques inondation (Beaumont-le-Roger et de Brionne). Les autres communes des vallées de la Risle et de la Charentonne sont plus faiblement concernées par les inondations en raison notamment d’enjeux humains moindre.

 Le risque de mouvement de terrain est présent au niveau du territoire : la majeure partie des communes est concernée par ce risque.

En effet, les nombreuses anciennes marnières représentent des risques non négligeables de mouvement de terrain. Ce risque est classé « prioritaire » à la périphérie de Bernay.

 Le risque industriel est faible au niveau du Pays Risle-Charentonne. Seule la commune de Bernay est classée en commune prioritaire en raison de la présence d’un établissement SEVESO « seuil haut » (TRAMICO).

 Le risque lié au transport de matières dangereuses (TMD) est principalement lié à la présence des axes routiers à fort trafic (il n’existe pas de canalisation Trapil et les flux par voie ferrée sont relativement faible). Le territoire connaît ainsi une augmentation récente du risque lié au transport de matières dangereuses en raison de la mise en fonctionnement de l’autoroute A28 traversant le territoire.

 

Enjeux et perspectives :

Le contexte des risques ne présente pas une contrainte élevée pour l’établissement d’un projet de développement dans le cadre du SCOT. En effet, le Pays Risle-Charentonne n’est pas concerné par des phénomènes de grandes ampleurs ou des problématiques récurrentes qui le limitent fortement dans la possibilité de ses choix pour concevoir l’organisation future de son territoire.

 

 Le risque d’inondation, est très localisé, et sa gestion relève surtout d’une action locale où l’évolution de l’urbanisation doit s’adapter de façon à ne pas augmenter les enjeux humains et matériels ni à favoriser les effets des phénomènes d’inondation.

Ceci constitue un facteur de contrainte qui peut être aisément conciliable avec une valorisation paysagère et environnementale des espaces concernés par les phénomènes d’inondation (zones humides, prairies fraîches, pâtures, zones d’expansion de crues). En dehors des 5 communes identifiées comme prioritaires pour la gestion du risque inondation et qui sont parmi les pôles urbains majeurs du territoire, le développement urbain relativement contenu dans le reste des vallées place ces espaces plus dans une position d’anticipation et de prise en compte amont du risque que dans la nécessité de le maîtriser ou de le compenser.

 

 Les mouvements de terrain potentiels, répartis sur l’ensemble du territoire, doivent être pris en considération au vu du nombre important d’anciennes marnières et du contexte hydrogéologique (zone de karst). Cette problématique, bien que récurrente, appelle une gestion contextualisée impliquant des incidences sur l’occupation du sol différenciées selon les secteurs et selon la nature des projets. Il s’agit ici également d’une gestion opérationnelle du risque à petite échelle.

 

Toutefois, cette situation générale requiert certaines exigences préalables dans l’aménagement afin d’assurer une pleine maîtrise des risques plutôt que de subir des limitations par défaut. Ces exigences relèvent notamment de :

l’amélioration de la connaissance relative aux phénomènes d’inondation ainsi qu’à la présence et aux caractéristiques des cavités et vides souterrains.

la poursuite de la réalisation des plans de prévention des risques dans les vallées en particulier lorsque ces risques concernent les communes identifiées comme prioritaires.

l’établissement de mesures à l’échelle des bassins versants qui concourent à la maîtrise des ruissellements.

le renforcement de la vision et de l’organisation des développements urbains permettant d’optimiser l’occupation de l’espace de façon à ce que dans le long terme l’urbanisation ne demande pas la mise en oeuvre de moyens excessif pour compenser les risques.

   

En effet, le territoire possède une grande superficie et les développements urbains à l’oeuvre bien que très expansifs (notamment dans le Nord du territoire) laissent toujours de très grandes possibilités au territoire de se développer.

 

Cependant, à long terme, s’il se généralisait une urbanisation inorganisée à l’échelle du territoire, progressivement :

- la gestion des risques se durcirait fortement (accroissement diffus et difficile à contrôler des écoulements…),

- les modalités d’aménagement pour tenir compte des risques deviendraient de plus en plus onéreuses,

- le fonctionnement des espaces urbains serait de plus en plus confronté à des incohérences d’aménagement (discontinuités inopportunes dans les espaces urbains pour tenir compte des risques…).

 

Ceci ne signifie pas que l’urbanisation aujourd’hui est responsable d’une augmentation forte des risques à l’échelle du territoire, mais que la poursuite des tendances à l’oeuvre induira dans le long terme une gestion plus difficile des risques.

 

En outre, cela met en relief que le territoire, compte tenu de ses caractéristiques urbaines et naturel les, à la possibilité de prévoir très en amont les problématiques liées aux risques ; prévision qui facilitera pour l’avenir la mise en oeuvre de son projet de développement.

 

Le Pays Risle-Charentonne est donc dans une phase de transition où la question de son développement est liée fortement aux politiques qu’il élaborera à l’échelle de son périmètre en matière de risques, mais aussi concernant les thématiques connexes que sont la gestion des milieux naturels liés à l’eau et la valorisation de la ressource eau.

 

S’agissant des risques technologiques, la présence d’un seul site SEVESO « seuil haut » traduit une faible exposition du territoire à ce type de risque. Néanmoins, tout comme les Plans de Prévention des Risques d’Inondation, les servitudes liées à ce type établissement doivent être respectées par l’urbanisation et prises en compte dans les réflexions des projets de développement pour ne pas que les espaces bâtis connaissent progressivement des incohérences de fonctionnement urbain. Enfin, le risque lié au transport de matières dangereuses, demande surtout de s’interroger, dans le cadre du scot, sur la cohérence de l’urbanisation du territoire au regard des infrastructures de transports, des projets de développement économique et des objectifs à atteindre en terme de cadre de vie vis-à-vis des nuisances et de l’exposition aux risques des zones d’habitats.

 

 

 

   
 
 

 

30 mars 2009

 

 

 

 
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