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  Lettre Internet n°10 du SCOT du Pays Risle-Charentonne

 
 
Schéma de COhérence Territoriale
du Pays Risle-Charentonne
 
 
L'Etat Initial de l'Environnement
 
2- Le paysage
  
 

=> Le Pays Risle-Charentonne possède de grands atouts paysagers au fort potentiel de valorisation. Les vallées principales de la Risle et de la Charentonne jouent dans ce contexte un rôle fondamental en :  

 rompant la régularité des paysages de plateau, en particulier les plateaux situés dans la partie Est du territoire et en marquant ainsi une typicité locale favorisant la reconnaissance de l’identité du territoire,  

 comportant des paysages et des ambiances diversifiés alliant séquences urbaines animées, séquences ouvertes et exubérantes vers le nord et des séquences paisibles et plus secrètes dans les secteurs Sud,  

 individualisant 3 secteurs au caractère très distincts, le Roumois, le Lieuvin et le Pays d’Ouche.  

 structurant le territoire. En effet, prenant appui sur une partie des pôles principaux du territoire, elles contribuent au fonctionnement du Pays en liant des secteurs très éloignés les uns des autres et qui ne bénéficient pas tous des mêmes potentiels de valorisation ou d’accès. Les vallées ont, ainsi, en plus de leur intérêt écologique, paysager et patrimonial, une capacité de diffusion qui peut profiter à l’ensemble des secteurs du Pays.  

 

La valorisation des vallées présente donc un enjeu fort pour la cohésion du territoire et pour le développement de son attractivité globale.  

 
 
=> Le bocage, élément identitaire fort, régresse progressivement pour laisser place à des paysages plus ouverts et investis par les terres de cultures intensives. Chaque entité paysagère du territoire montre un stade de perte du bocage différencié : le Roumois étant le plus avancé (l’openfield est largement majoritaire), le Lieuvin où le bocage se limite à des îlots de petite taille, îlots correspondant à des espaces bâtis et enfin le Pays d’Ouche qui dans sa partie méridionale possède des secteurs bocagers relativement bien préservés.
 
=> Dans ce contexte général d’ouverture des paysages, le rôle des boisements devient accru en compensant visuellement la perte progressive du motif arboré du bocage. En particulier, le réseau de petits boisements du Sud Pays d’Ouche et les importants massifs boisés en rebords de plateau constituent les lignes de force du grand paysage et contribuent à créer des ambiances préservées et confidentielles rappelant celles du bocage normand.
 
=> L’espace urbain ne représente qu’une superficie très faible du Pays et son développement récent, très extensif (maisons individuelles implantées sur de grandes parcelles), s’est surtout effectué en continuité de l’existant, limitant ainsi le morcellement des espaces, notamment agricoles.  

Le Pays n’est donc pas concerné réellement par des tendances de « mitage », mais les évolutions en cours montrent, en revanche, un éclatement des sites d’urbanisation qui tend à solliciter des espaces dans des conditions qui ne sont pas toujours très favorables.  

En effet, les urbanisations nouvelles privilégient la moitié nord du Pays en s’implantant notamment dans et autour d’un axe Brionne–Serquigny-Bernay, mais aussi dans de nombreux villages et hameaux éloignés de tout pôle urbain principal ou secondaire. Dans ce contexte, le Lieuvin et le Roumois sont prédisposés à une certaine convoitise et montrent pour le premier des risques de mitage, et pour le second, des développements récurrents d’urbanisation linéaire qui tend à joindre les villages et les hameaux entre eux par des corridors construits.  

Ce dernier point montre le durcissement des interfaces entre zones urbaines qui cherchent à s’étendre et l’activité agricole qui nécessitent de grands espaces pour sa production. Par défaut, l’urbanisation se développe alors de façon linaire le long des voies. Le prolongement de ces tendances fait apparaître des facteurs limitant pour le développement du territoire :  

 le développement linéaire ne pourra pas se poursuivre indéfiniment,  

 la généralisation de corridors bâtis le long des voies favorisera l’émergence de problèmes de circulation, affaiblira progressivement la qualité du cadre de vie et l’attractivité des sites (nuisances routières et diminution de l’accès au paysage). En outre, l’aménagement des espaces urbains pourra être confronté à des difficultés d’organisation des équipements (proximité) et des infrastructures.  

 

 
Ces éléments appellent des 2 réflexions d’enjeux qui pourront utilement participer à la définition de la stratégie de développement du Pays :  

 La poursuite des modalités d’urbanisation à l’oeuvre (presque exclusivement sous forme pavillonnaire diffus) ne va-t-elle pas instaurer une urbanisation nivelée par une même forme paysagère, atténuant ainsi les éléments de diversités valorisants pour le territoire (types de paysages urbains et variétés des séquences naturelles perçues) ? L’attractivité du Pays bénéficiera-t-elle d’un territoire à l’identité renforcée ?  

 Si la densité de bâti peu élevée des pôles urbains principaux permet de fournir aux habitants un cadre de vie de qualité bénéficiant des avantages de la ruralité du territoire jusqu’à l’intérieur des villes, sur quelle forme d’habitat ces centres- villes positionneront à l’avenir leur développement au regard des hameaux et des villages voisins plus petits qui seront à même de fournir des espaces de vie très similaires ?  

 

En d’autres termes, les villes et les bourgs les plus importants du territoire (qu’ils soient ou non dans les vallées) ont-ils pour finalité de se développer en proposant une offre de cadre de vie proche des autres espaces bâtis de taille plus faible et très représentés dans le Pays ou ont-ils vocation à proposer des espaces de vies plus spécifiques ou plus diversifiés?  

 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

  
 
 

 

   
 
 

 

23 février 2009

 

 

 

 
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